Archives pour la catégorie Sur la survie…

Sortir de sa zone de confort?

C’est à la mode, il faut « sortir de sa zone de confort ». Mais la zone de confort, c’est quoi, et pourquoi en sortir alors qu’on peut apprendre depuis son canapé au chaud ?

zone de confort, inconfort, survie

En pédagogie, il y a plusieurs approches  pour transmettre un savoir et un savoir faire. Il y a encore quelques mois, j’étais persuadée que la meilleure était la pédagogie par l’apprentissage mélangeant les méthodes actives et l’enseignement frontal (de la théorie enseignée par celui qui transmet, et de la pratique gérée par l’apprenant). C’est un mélange très efficace quand on a besoin d’apprendre un gros volume d’informations et de techniques sur une période courte.

Si mon expérience sur Wild la course de survie m’a appris une chose c’est bien celle ci: rien ne remplace l’expérience. Parce qu’avec mes connaissances et compétences j’étais tout à fait capable de répéter des gestes « à la perfection » dans un environnement stable, de sortir tout un tas de théories sur la survie depuis mes terrains de jeu habituels, mais larguée au fin fond du bush dans une situation d’inconfort (= hors confort) c’était moins évident.

Laurence Eleonore Philippe

J’ai bien sur, comme l’aurait fait n’importe qui d’autre, commis des erreurs, heureusement sans gravité puisque mes binômes et moi même sommes là pour en parler, mais surtout: j’ai grandi! (bon je fais toujours 1m60 ne vous affolez pas…)
Parce que sortir de sa zone de confort, oser se lancer, se dépasser, réussir des challenge dont on se pensait incapable, c’est terriblement grisant. C’est bon à la fois pour la perception que l’on a de soi même, mais également ça permet l’augmentation des compétences.
Et par ailleurs, tout le monde n’a pas besoin de décortiquer à l’extrême et d’être imbibé de connaissances théoriques pour mettre en pratique, c’est un fonctionnement propre à chacun.

dépassement de soi sortir de sa zone de confort stage de survie pedagogie

La pédagogie des stages Time on Target repose sur ces 2 aspects:

  • Pédagogie basée sur l’enseignement programmé, frontale et méthode active sur nos stages de Niveau 1. On est en relatif confort, on mange, on boit, on prend le temps d’apprendre. Et on apprend surtout que la zone de confort, c’est aussi la zone de sécurité, on va chercher à garder son curseur au plus proche de cette zone.
  • Pédagogie par l’expérience sur nos stages de Niveau 2 et 3. On sort clairement de sa zone de confort pour vivre une expérience et confronter à une situation dégradée telle qu’on pourrait la rencontrer les connaissances vues au niveau 1. Les encadrants de Time on Target sont là pour assurer la sécurité, et insuffler à juste dose les connaissances à rappeler.

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Pour conclure je dirais que l’apprentissage peut passer par 2 étapes: les bases théoriques et pratiques en restant relativement cool, et dans un second temps la confrontation à l’expérience… Seul soucis: c’est extrêmement addictif, et plus on repousse la limite, plus on doit aller la chercher loin!!
Et rappelez vous, le confort est généralement le signe d’une relative sécurité, priorité absolue, donc on ne pas va trop vite, pas trop loin et on apprend à mesurer les risques.

Eléonore.

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Réflexion sur l’aventure

Réflexion sur  l’aventure en 2016… Par Damien Lecouvey

 

Par définition, l’aventure rassemble les activités pouvant comporter un risque. Généralement associée à l’exploration, aux sports extrêmes ou encore à la notion d’exploit, elle a su évoluer avec son temps. Mais mon aventure, l’aventure vue par soi même n’est pas celle vue du monde extérieur.

Aujourd’hui, seuls quelques grands noms de l’aventure sont connus du grand public à l’image de Mike Horn. Si les aventuriers ont marqué l’histoire, du temps des croisades de Jacques De Molay jusqu’à l’exploration des terres inconnues de Christophe Colomb, ils ont fasciné des générations de lecteurs, de spectateurs : le cinéma et son célèbre Indiana Jones a suscité bien des vocations d’aventuriers anonymes mais bien réels, d’une dimension vraiment humaine.

Le monde extérieur associe l’aventure à la recherche de performances extrêmes : en cas de réussite, on parlera d’exploit ; en cas d’accident, le terme folie reviendra le plus souvent. Si un alpiniste tente l’ascension d’un sommet comme le K2 dans l’Himalaya, les statistiques font froid dans le dos et avec elles le cliché  de cet exploit-folie : 1mort sur 4. L’aventurier lui-même vous dira plutôt que la folie est le fait de ne rien tenter, de visualiser ses rêves sans jamais essayer de les réaliser. L’alpiniste ne peut se satisfaire de voir au loin un sommet, il tentera l’ascension mais a contrario aucun ne se lancera dans une péripétie pour mourir. Au contraire, cela l’aidera juste à se sentir vivant.

D’autres verront l’aventure comme une ouverture au monde extérieur, partir à la découverte de cultures différentes, ou d’animaux méconnus.

Nul besoin d’aller gravir un sommet à 8000m sans oxygène pour réveiller un telle envie. Chaque personne a un aventurier qui sommeille en lui. Nul exploit n’est requis. Seuls votre objectif, votre niveau technique et physique et vos désirs conditionneront votre aventure. Depuis la randonnée que l’on pense interminable, jusqu’à la traversée du désert, chacun pourra trouver dans la richesse de notre monde, une aventure a son goût.

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L’astuce survie du mois : le cynorrodhon

cynnorhodonsVous connaissez certainement les baies d’églantier (appelé cynorrhodon) que l’on appelle « poil à gratter ». On les retrouve dans les sols calcaires, les lisières de bois et dans les pâturages.

Et du coup… est ce que ça se mange ?

Très consommé par les amérindiens, c’est un aliment de survie par excellence pendant l’hiver.

Très riche en vitamine C (20 fois plus que l’orange), vous pouvez le faire cuire mais attention : il faudra filtrer les poils urticants après cuisson. On peut en faire de la tisane, de la confiture, de la gelée, et même du vin et de la bière.

Petite astuce : après les premières gelées, pressez le fruit  entre vos doigts et vous pourrez manger ce qui ressemble à de la purée de tomates, directement sans vous soucier des poils et là en situation de survie c’est le top.

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