Archives pour la catégorie Le matériel

Stage de survie N1: Le matériel à prévoir

Vous allez participer à un stage de survie de Niveau 1 avec Time on Target et vous vous demandez quel est le matériel à prévoir : cet article est fait pour vous !

Rappelez vous que vous allez passer un week-end en pleine nature, quelles que soient les conditions météo, et que votre équipement est susceptible d’être sali, mouillé, éventuellement abimé : si vous avez peur de l’utiliser, laissez le à la maison. A ce sujet, j’ai un bon ami qui me disait toujours : « si tu as peur de l’abimer, c’est que tu l’as payé trop cher ! »

Il y a donc du matériel obligatoire, nécessaire à votre sécurité, ou individuel pour des raisons d’hygiène, sur lequel nous ne dérogerons pas, et du matériel facultatif.
Le matériel facultatif est celui que vous utiliserez lors des ateliers : nous le mettons à disposition si besoin. Si vous ne l’avez pas et que vous n’être pas certains de vous en resservir, il n’est pas nécessaire d’investir. Dans ce cas, il vaut mieux utiliser l’équipement qu’on vous prêtera, et si celui-ci vous convient vous pourrez toujours l’acheter en rentrant chez vous après le stage.
Si vous avez le matériel « facultatif » chez vous, apportez le, il est toujours plus agréable et plus formateur de travailler avec son propre matériel.
Si vous avez l’habitude d’utiliser du matériel qui n’est pas sur la liste, apportez-le. Lors de la vérification au début du stage nous vous dirons s’il peut vous accompagner ou s’il doit rester aux voitures, mais c’est généralement très pédagogique de mettre en pratique avec son matériel habituel des techniques parfois nouvelles.


Matériel obligatoire :

  • Sac à dos.
  • Effets chauds et de pluie.
  • Chaussures adaptées à la randonnée (ou baskets type Trails).
  • Sac de couchage
  • Tasse métallique pour chauffer l’eau

 

Matériel conseillé :

  •  Fourchette
  • Couteau à lame fixe
  • Bâche ou tarp
  • Boussole
  • Lampe frontale ou de quoi vous éclairer à la tombée de la nuit
  • Un firesteel
  • De l’eau pour le week-end (minimum 1,5L)

 

En pratique, si vous avez besoin qu’on vous mette à disposition du matériel, il est inutile de le préciser au préalable. Le matin du stage, nous commençons par vérifier ensemble l’équipement de chacun, et nous complétons si besoin avec le matériel de prêt, voir éventuellement nous pouvons vous inviter à laisser du matériel inutile aux voitures.
Pensez également à prévoir un peu de place libre dans votre sac à dos car nous allons vous rajouter du matériel pédagogique et du matériel commun au groupe

Tenue à prévoir pour stage de survie, bushcraft, équipement survie

  1. Le sac à dos

Il vous faut un sac à dos de randonnée confortable, adapté à votre morphologie et d’un volume suffisant pour passer un week-end dans la nature : 40L est un bon début, 50L l’hiver à cause du sac de couchage plus conséquent.

Il existe un sac à dos entrée de gamme chez décathlon à 15€:  Il n’offre aucun maintien au niveau du dos, mais il propose le volume nécessaire. Pour 2 jours ça passe, mais il ne faudra pas lui en demander beaucoup plus et il risque de devenir inconfortable s’il est chargé en poids.
Objectivement, si ça vous est possible, je pense qu’il vaut mieux se faire prêter un bon sac par un ami que vous troquerez contre un verre.

Un bon sac de randonnée coute assez cher, minimum 100€ même d’occasion, et les prix s’envolent, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de vendeurs spécialisés.

 

  1. Vos effets chauds et de pluie

Pour le faire en version rapide : une tenue de randonnée confortable et adapté à la saison. Vous avez surement entendu parler du système 3 couches, sinon je vous laisse google-izer la question.
Les fibres naturelles (coton, laine) craignent moins le feu que les fibres synthétiques et vous passerez la soirée au feu de camp. Même en plein été, un bonnet pour le soir et une polaire ou un pull restent vos alliés, une veste chaude l’hiver. Durant la journée et la soirée vous aurez des phases statiques, il est donc important que vous ayez des vêtements chauds par temps frais. Pensez également à une paire de gants qui peut préserver votre motricité fine par temps froid.

Pour la pluie, vous avez plusieurs options :

  • un poncho de bonne qualité : économique, efficace, et surtout de multiples autres utilisations (en surplus militaire par exemple)
  • un raincut (une veste imperméable type K-way) : économique, efficace, léger
  • une veste imper-respirant (type goretex / novadry) : cher, fragile (craint l’exposition à la fumée).

 

  1. Des chaussures

De randonnée ou de trail, montantes ou non, il faut qu’elles soient confortables et adaptées à la marche en terrain varié. Certains terrains sont boueux, vallonnés, l’important c’est que vous soyez bien dans vos baskets !

 

  1. Un sac de couchage

Un article lui est consacré : par ici
Duvet ou synthétique, le plus important est de vous référer impérativement à la « température de confort » (la plus élevée) qui doit correspondre aux températures attendues la nuit.

 

  1. Une tasse métallique

tasse titane aluminium inox matériel de survie

Vous découvrirez qu’une boisson chaude peut vous sauver la vie ! Il vous faudra une tasse qui pourra aller sur le feu. Privilégiez une tasse avec une poignée pour la sortir du feu (avec un morceau de bois ou un foulard en coton pour ne pas vous bruler).

Pour la tasse, vous avez 3 choix principaux :

  • Aluminium : économique (3€ chez décathlon), léger, fragile (se cabosse vite), bon conducteur thermique (en clair, tant que le liquide est chaud, la tasse reste brulante, et il est difficile de boire dedans sans vous bruler), impact négatif au niveau de la santé.
  • Inox : relativement économique, relativement solide, reste chaud moins longtemps que l’aluminium, lourd.
  • Titane : léger, résistant, onéreux (35€ environ le mug avec couvercle), pas d’impact sur la santé, mauvais conducteur thermique (= je peux boire à la tasse du liquide chaud sans me bruler).

 

  1. Une fourchette (facultatif)

spork fourchette matériel survie camping

Pour manger vos rations, prévoyez une fourchette (plus pratique que la pseudo cuillère en plastique fournie et plus hygiénique que vos doigts)

Plusieurs alternatives possibles :

  • la fourchette en inox de la cuisine, ça fonctionne très bien.
  • La spork en plastique : pas cher (moins de 2€), mais en plastique sur un plat en train de chauffer ça peut fondre.
  • Une spork ou une cuillère en titane

 

  1. Un couteau à lame fixe (facultatif)

meilleur couteau de survie wildsteer kodiak bushcraft made in france

Le couteau est un sujet complexe qui mérite un article à lui seul.
Prenez un couteau à lame fixe (un couteau pliant type opinel ne convient pas pour ce qu’on va en faire), d’une dizaine de centimètres de lame, avec un étui pour le ranger de façon sécurisée. Nous vous en mettrons à disposition si besoin.

Quelques exemples :

  • Un mora companion : économique (+/- 13€), relativement solide, efficace, facile à affuter, l’étui n’est pas optimal par contre mais il remplit son rôle de protection
  • Un couteau type ESEE 4 : industriel mais garanti à vie, full tang (soie intégrale en français, la lame traverse intégralement le manche ce qui lui garanti une bonne résistance au batonnage), un peu cher pour de l’industriel (env. 150€), étui bien conçu
  • Le wildsteer kodiak : fabriqué par un artisan français, c’est notre chouchou. Nous en proposons de temps en temps à la vente personnalisés avec notre logo. Le cout est celui d’un très bon couteau (200€). L’étui est efficace.
  1. Bâche ou TARP (facultatif)

Tarp survieUne bâche d’environ 3x3m ou un tarp. Décathlon propose un TARP qui, une fois débarrassé de ses piquets inutiles, est à la fois économique (25€) et efficace. Si vous utilisez une bâche, pensez à la ficelle qui va avec (ou aux tendeurs).
Dans les magasins outdoor vous avez de très bons tarp à tous les prix qui vous permettent de cibler vos besoins : plus de points d’accroche, une plus grande surface, plus léger…

  1. Une boussole (facultatif)

boussole compass équipement survie bushcraft école de survie stage surviePrenez une boussole à plaquette et vérifiez l’absence de bulles d’air dans le cadran

  1. De quoi vous éclairer la nuit (facultatif)

L’idéal reste la lampe frontale, pensez à prendre des piles neuves (ou à la recharger en cas de lampe usb rechargeable).
Une lampe torche peut tout de même convenir même si c’est nettement moins pratique.

  1. Un firesteel (facultatif)

Prenez un vrai firesteel de marque, par exemple « light my fire » ou « gerber ». Vous verrez que les firesteel bas de gamme « made in china » sont généralement totalement inefficaces. Si vous avez un bloc de magnésium, vous pouvez également l’apporter.

  1. De l’eau

Prévoyez 1,5L d’eau potable pour les 24h de stage.

Plusieurs options :

  • Une bouteille d’eau minérale, économique, léger, facile à trouver
  • Une nalgène : inodore, résistant, zéro déchet.
  • Une poche d’hydratation (type camelback) : pratique pour boire en marchant, difficile à nettoyer.

Pour conclure, il y a assez peu de matériel à prévoir pour nos stages. L’important, c’est comme chez Ronald « venez comme vous êtes » (sous entendu « habituellement en sorties nature »), prenez votre matériel, prévoyez un équipement confortable, adapté à la saison.
Nous mettons au début du stage tout le matériel de la liste « facultatif » à votre disposition et nous vérifierons ensemble le matériel que vous avez avec vous.
Et parce que ça fait aussi parti de notre travail, nous répondrons avec plaisir à vos questions si cet article n’y répond pas.

Par Eléonore

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Test: Matelas gonflable sea to summit X-light Insulated

Review matelas gonflable sea to summit X-light Insulated X-Small
Une isolation au sol parfaite… le confort en plus!

Motif d’achat :
Tout d’abord, pourquoi j’ai voulu ce matelas de sol ?
L’année dernière, je me suis aperçue que lorsque les températures descendaient à -10°C ou en dessous, mon sac de couchage (confort -10) devenait trop juste (sans dec !).
Très rapidement j’en suis arrivée à la conclusion que ce n’était pas uniquement le sac de couchage qui atteignait ses limites (avec un sac à viande thermolite et éventuellement ma couverture de survie lourde par dessus ça permet de gagner un peu en température) mais surtout mon isolation par rapport au sol gelé qui n’était plus suffisante. Je ressentais clairement le froid par conduction du sol malgré mon thermarest Z-lite, dont l’isolation est très satisfaisante sur du 3 saisons.
Il ne me fallait donc pas gagner de la chaleur, mais limiter la perte!
J’ai alors voulu doubler l’isolant de sol, mais avec un matériel plus léger, plus compact qu’un mousse, et le gonflable est vite arrivé dans mes choix de prédilection grâce au gain de confort supplémentaire, tant qu’à faire.
Lucas de chez Azimut Nature m’a vite conforté dans ce choix et guidé vers ce modèle là.
Comme il s’agit d’un matelas que je destinais à utiliser en doublon, j’ai pris le format XS qui suffisait à isoler la zone critique en terme d’échanges thermiques : tronc cou tête.

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Je voulais un bon ratio poids / isolation donc j’ai choisi le X-light insulated mais Sea to Summit décline une gamme du plus léger au plus lourd: Xlight / Xlight insulated / Comfort light / comfort light insulated / Comfort plus / comfort plus insulated, et à chaque fois dans une gamme de taille du XS au L.

Conditions du test :
J’ai maintenant ce matelas depuis environ 1 an, il me suit sur mes sorties, généralement de 2 jours à 1 semaine: stages de survie, trek, randonnées un peu plus familiales. Je l’ai testé à 50% au sol (en doublon de mon thermarest ou parfois seul) et à 50% dans mon hamac (seul), un peu partout en France, sur des températures de -10°C à 5°C.
Alexy, 7 ans, a également passé deux nuits dessus, une au sol et une en hamac sous tarp par environ 0°C. Au sol il a tout bouffé: sable, pierre, épines de résineux (le matelas, pas Alexy…).

Déballage :
Etape N°1 du test : la réception du produit.
Noyé dans une grosse commande groupée chez Azimut, le voilà ! Très petit, compact, je ne m’attendais pas à si compact (Emballé 23 x 8,5 cm), léger , 349 grammes contrôlé à la maison, dans sa housse de transport et avec un kit de réparation.
La dimension du matelas est de 128 x 55 x 5 cm .
La version insulated permet de gagner un peu en chaleur grâce au réflecteur interne (on le voit par transparence à la lumière d’ailleurs) et a un R-Value donné pour 3.3.

review sea to summit x light insulated x small survie
Encombrement réduit… en comparaison avec ma nalgene juste à côté

 

Je vous ai pas dit, au départ j’ai un gros à priori sur les matelas gonflables à cause du risque de crevaison, et me retrouver à dormir à même le sol à cause d’une avarie matérielle ça me casserait les pieds. J’ai révisé mon jugement partiellement. Le revêtement en nylon 40D rip-stop donne confiance et semble assez résistant.
Je le sors : surprise, il est bien plus grand que je ne l’imaginais. Pour mon 1m60 je dors en quasi totalité dessus (il reste 30cm de pieds quoi, et comme je dors en chien de fusil, je tient complètement dessus…). Très bon point pour les petits formats comme moi, il pourrait se suffire à lui seul. Mes enfants ont d’ailleurs immédiatement saisi l’intérêt et pour des enfants ou ado de moins d’1m60 ça fait un matelas confortable, hyper compact et léger à transporter, quand c’est un adulte qui doit porter le matériel des enfants ça compte d’autant plus, c’est la maman-mulet qui vous parle là.

Second à priori : ça doit être super chiant à gonfler… En pratique pas du tout !
La valve est super bien conçue, et à la bouche il y en a pour 2 minutes maxi sans s’essouffler. Tant mieux pas besoin de pompe ou d’accessoire supplémentaire !
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Dernier à priori, également vite balayé : ça va être super galère à ranger… En fait là encore la valve à clapet antiretour facilitant le gonflage s’ouvre totalement pour faciliter le dégonflage. Il suffit ensuite de le plier en 3 dans la longueur et de le rouler en comprimant bien pour que tout l’air s ‘échappe (sisi tout l’air ! Il ne reste rien! J’ai de mauvais souvenir d’un vieil autogonflant de chez D4 qui restait plein d’air et donc plein de volume, l’enfer à ranger). Et pour parfaire le tout la housse est un petit peu plus large donc même avec les doigts engourdis et la tête dans le pâté au réveil il reste facile à ranger.

Pour la qualité de l’isolation, SeaToSummit a utilisé 2 technologies « Exkin® Platinum » une couche réfléchissante pour renvoyer les radiations émises par mon petit corps et pour les modèles insulated les cellules sont garnis de Thermolite® pour assurer encore plus de chaleur en évitant les déperditions thermiques, si on ajoute à ça les 5cm d’air immobile emprisonné on obtient un isolant vraiment efficace.
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Retour d’utilisation:

D’abord dans le hamac : il est absolument parfait ! Zéro reproche je l’ai adopté sans aucune réserve en complément de mon DD hammock Ultralight.
Comme on est bien calé dans le hamac (avec un angle de 30° pour être bien à plat, je vous apprends rien… et si vous ne le saviez pas je vous conseille une merveilleuse et ludique lecture à ce sujet : the ultimate hang), il ne glisse absolument pas, est peu bruyant et l’isolation est très efficace. J’ai passé des nuits au top.
Si jamais un jour il venait à crever, dans le hamac les conséquences sont moins dramatiques, du coup maintenant hamac + sea to summit X light insulated, c’est tout et je gagne VRAIMENT en volume par rapport au thermarest Zlite qui reste au chaud à la maison. Ça c’est une première révolution pour moi, je n’aurais pas imaginé un jour laisser mon matelas mousse low tech à la maison, ceux qui m’ont croisé avec mon sac à dos menhir savent ce que je veux dire.

hamac dd hammock sea to summit ultra light insulated survie
On aperçoit le matelas: vous pouvez me croire sur parole, on dort trop bien et le réveil est juste parfait!

 

Ensuite au sol : Efficacité en terme d’isolation rien à dire, il colle parfaitement au cahier des charges. A tel point que j’ai hâte de le tester en vrai grand froid par des températures très très négatives ! (regardez du côté de nos stages Niveau 3 à l’étranger… il parait qu’on part bientôt au nord du cercle polaire)
Côté confort, là encore j’ai été agréablement surprise. Il faut dire que je ne m’étais jamais plainte de mon Z-lite, alors rajouter une couche de confort dessus, c’est limite trop luxueux. Comme dirait un de mes potes, c’est un coup à s’embourgeoiser ça!
Petit bémol au sol : il glisse un peu. Sur un sol légèrement en pente, on fait la chenille une partie de la nuit. Plus qu’avec le Z-lite qui retient légèrement avec sa surface « gaufrier ».
Et quand on bouge, on se rend mieux compte de son deuxième inconvénient : il est bruyant. Moins que le thermarest gonflable, mais plus qu’un mousse. Avec sa couleur orange bien flash, on repassera pour le côté FOMEC* si c’est un critère de choix pour certains.
Dans mes conditions de test le doubler avec le mousse n’avait aucun intérêt, seul il assure aussi le taf.
Je reste réticente à laisser le mousse à la maison quand je dors au sol à cause du risque de crevaison. Il respire la solidité, mais ça reste une probabilité, et je ne sais pas si le kit réparation est efficace, alors dans le doute, pas de doute, surtout que l’isolant au sol reste une pièce maitresse de l’équipement. Peut être que je verrais la question sous un autre angle si je crève un jour.

sea to summit x light insulated review test thermarest stage survie
Utilisation au sol en doublage de mon thermarest par condition très froide (pas encore assez froide…)

Conclusion :
Le matelas gonflable Sea to summit X-light insulated Xsmall a non seulement largement répondu au cahier des charges que je m’étais fixée, mais il a dépassé mes attentes sur bien des points. Il m’accompagne maintenant régulièrement et surtout à la belle saison quand le hamac est de sortie !
Il me permet de rester sur un sac de couchage dont la température de confort est un peu juste par rapport aux températures nocturnes attendues, et donc un gain de poids potentiel sur le sac de couchage, et je reste gagnante compte tenu de son faible poids / encombrement.
Le prix, même si c’est un investissement (2,5x le prix d’un mousse), reste raisonnable pour un matelas gonflable de cette qualité (<100€).

Inconvénients :
• FOMEC : surtout bruit
• Glisse
• Risque de crevaison ? (je suis pointilleuse parce que pour le moment zéro soucis)

Avantages :
• Poids 349 grammes, même un MUL pourrait s’en satisfaire
• Encombrement minimaliste
• Isolation R-Value = 3.3
• Confort
• Facile à gonfler, même à la bouche
• Facile à dégonfler (valve très bien conçue)
• Facile à ranger (housse un peu plus large)

Un énorme merci à Azimut-Nature pour la qualité du conseil, du service, la rapidité de la livraison (et surtout la commande spéciale!)

Par Eléonore

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Test des chaussures adidas GSG 9.2

Adidas GSG 9.2, une chaussure tactique à l’assaut de la randonnée.

 

 La chaussure tactique, c’est l’alliée indispensable des unités spécialisées en terrain urbain et outdoor tout azimuth (jungle, etc). Il paraît donc intéressant de les essayer dans différentes situations, en montagne, en randonnée ou en milieu urbain, et ainsi pouvoir les comparer à des modèles plus classiques.

 

Mais au fait, c’est quoi une chaussure tactique ?

Appelée aussi chaussure d’intervention, c’est la descendante moderne de la Rangers . Toujours montantes, ces chaussures doivent maintenir correctement la cheville, être légères, ergonomiques et confortables puisqu’un militaire a parfois à courir, passer des obstacles, et changer rapidement d’environnement. Polyvalente/parée pour toutes les situations, sûre, discrète dans son coloris majoritairement noir voilà la chaussure d’intervention idéale.

La chaussure d’intervention, c’est un marché où la bataille fait rage : Magnum, Under Armour, Adidas, Oakley, Bates,Lowa… font assaut de nouveautés. Aujourd’hui nous avons décidé de nous intéresser au modèle GSG 9.2 de la marque Adidas dont le nom nous vient tout droit du célèbre groupe d’intervention allemand GSG9 (équivalent français du GIGN).

test adidas gsg 9.2
test adidas GSG9.2

 

Les caractéristiques :

Présentée comme un modèle haut de gamme par la marque, elle dispose d’un confort et d’une amorti comparable à ceux d’une chaussure de sport classique.

La partie supérieure dispose du concept « Climaproof » : une membrane respirante et imperméable (les coutures sont étanches). Le cuir pleine fleur est hydrophobe ce qui en fait une chaussure résistante à l’eau. Autre technologie, le « RopeAssaultProtection », qui permet d’avoir un bon grip pour une descente en rappel par exemple.

La semelle extérieure « Traxion », annonce un grip de grande qualité, pour une adhérence optimale, alors que la semelle intérieure « Ortholite » prévoit un confort et une respirabilité maximale.

En taille 43, chaque chaussure pèse tout de même 800g et la paire est vendue en moyenne 170 euros.

Faisons un comparatif poids/prix avec quelques modèles de randonnée classiques :

Adidas GsG 9.2 Lafuma M Xtour Ot Lowa Terrano LS Merrell Crestbound
Prix moyen constaté 169 € 120 € 200 € 200 €
Poids en taille 43 1600g 1250g 1700g 1450g

test adidas gsg 9.2 51Xqq-suANL          

 

VS

Nous pouvons tout de suite constater qu’en terme de poids, une chaussure tactique n’est pas plus légère qu’une chaussure classique de randonnée, cependant nous pouvons noter que la chaussure Adidas monte plus haut que ses concurrentes.

En terme de prix, nous arrivons dans la partie « moyenne haute » des chaussures de randonnée, avec beaucoup de modèles de marques concurrentes dans les mêmes gammes de tarifs.

Le premier contact :

Esthétiquement, au premier coup d’œil elles me plaisent, et quoi qu’on en dise, cela a une importance aussi.Le côté noir, les discrètes bandes traditionnelles de la marque ainsi que les épais crampons en font une chaussure au design vraiment sympathique.Dans les caractéristiques, on parle de cuir pleine fleur mais l’on remarque rapidement que la partie arrière haute ainsi que la languette sont en matière synthétique.

Au moment des les enfiler, cette fameuse partie arrière synthétique et souple rend l’essayage assez aisé pour une chaussure montante mais comme tous ces modèles, il faut bien écarter les lacets pour les enfiler.Le laçage est un peu fastidieux car il faut reprendre au centre de la languette chaque portion et la retendre, au risque de n’avoir pas le pied suffisamment maintenu.Une fois aux pieds, le premier constat est sans appel : on a vraiment l’impression de chausser des baskets de sport, et malgré tout une sensation d’avoir le pied vraiment bien maintenu.

Les parties synthétiques rendent l’ensemble très souple : on est bien loin de la rangers réglementaire.Cet effet « basket », nous n’avons pas l’habitude de le retrouver dans les modèles de randonnée classique que j’ai déjà pu essayer. 

Place au terrain :

Pour évaluer une chaussure, plusieurs paramètres rentrent en compte : température, nature du terrain, fragilité, etc.

Premier test : par temps de pluie

Lors du premier essai sur le terrain, je les ai portées en milieu forestier sur une randonnée d’environ 25km, par un temps fortement pluvieux et environ 15° en zone de moyenne montagne.Le premier constat est que le confort est réellement au rendez-vous : pas besoin de « casser la chaussure », il n’y a pas vraiment de période de « rodage », le pied s’adapte très vite.Malgré la pluie, le pied reste au sec et dans une boue bien présente les gros crampons font le job.Dans toute la partie boisée, je dois reconnaître que je fus très agréablement surpris par ce modèle.

Par contre, au moment d’emprunter une partie rocheuse calcaire extrêmement glissante, j’ai manqué plusieurs fois de tomber, la chaussure n’avait aucun grip sur ce type de terrain humide ce qui peut être très problématique en montagne notamment.

A l’issue de la randonnée, les pieds sont restés secs, visiblement la chaussure évacue très bien la transpiration. Je confirmerai cette caractéristique sur la partie estivale pendant de fortes chaleurs.

Résultat du test pluie : validé en plaine et sentiers montagneux (hors parties rocheuses).

Second test : par temps froid

Seconde randonnée, par une température négative et des plaques de glace en plaine : je constate que par moment je perds de l’adhérence sur sol glissant, mais c’est aussi le cas avec des chaussures de randonnée classique (hors spécifiques montagne).Même pendant les pauses, je n’ai pas froid, pourtant j’ai des chaussettes de randonnée tout à fait basiques.

En fin de randonnée, ultime test d’imperméabilité : je décide de franchir un petit ruisseau, dont la hauteur de l’eau ne pourra pas pénétrer par la partie supérieure de la chaussure.Sur les quelques mètres à franchir ,les GSG 9.2 sont restées parfaitement étanches et mes pieds toujours au sec, ce qui est un très bon point.

Résultat hiver : validé hors montagne

A l’usure :

Après plusieurs mois d’utilisation, je remarque que les crampons se sont un peu usés, plus que les modèles de randonnée classique, mais aucune déchirure ou fragilité n’est à déplorer.La partie cuir s’est assouplie mais la chaussure est toujours parfaitement étanche ce qui encore une fois est un très bon point.

Résultat usure : validé

Alors chaussure de randonnée, ou chaussure tactique ?

Si vous devez faire de la montagne comprenant des franchissements rocheux, alors sans hésitation référez vous aux modèles et marques spécifiques à cet usage.

Si c’est pour un usage mixte, urbain et randonnée, une chaussure tactique fera très bien l’affaire, qui plus est la couleur noire ira parfaitement avec toutes vos tenues.

Pour un usage purement randonnée, à vous de faire votre choix : la GSG 9.2 peut tout à fait convenir, même si elle s’usera plus rapidement qu’un modèle classique. Seul gros avantage, avec les Adidas, vous allez pouvoir courir sereinement si besoin, et ça avec les autres modèles c’est très loin d’être évident.

Pour conclure, les GSG 9.2 sont de très bonnes chaussures, que l’on peut réellement envisager de porter en randonnée.

test adidas gsg 9.2
test adidas GSG9.2

Le modèle est validé par TIME ON TARGET

 

Par Damien Lecouvey (créateur de Time On Target, instructeur en survie et accompagnateur d’expéditions)

 

 

 

 

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Sac de couchage: synthétique ou duvet naturel?

Le choix d’un sac de couchage :

 Duvet naturel ou synthétique, lequel choisir?

Pour l’achat d’un sac de couchage il faudra tout d’abord vous poser les questions suivantes concernant son utilisation:
Où ? quand ? par quelles températures ? dans quelles conditions ? à quelles fréquences ? dans quel budget ?

On n’abordera pas de la même façon le choix d’un sac de couchage que l’on utilisera au camping en plein été, que celui qui servira à dormir en montagne à la belle étoile…
Vous allez trouver 3 températures indicatives sur votre sac de couchage :
-La t° confort : comme son nom l’indique, dans cette plage de t° vous passerez une bonne nuit
-La t° limite confort : à partir de celle-ci, vous allez ressentir une impression de froid
-La t° extrême : à partir de laquelle votre vie peut être en danger

Vous entendrez souvent, que le duvet naturel sera le plus adapté à des températures très froides, cependant je ne suis pas tout à fait d’accord car il a aussi de réels inconvénients:
-le duvet naturel est très délicat à entretenir (lavage, séchage etc.)
-une fois mouillé il sera long à sécher, et cela est vraiment problématique
-il supporte mal la compression
-il est très cher

De nos jours, certains fabriquant proposent des sacs de couchage en matière synthétique que l’on peut utiliser en t° froides et qui donnent un résultat très satisfaisant (the north face, wilsa par exemple), avec un tarif bien plus abordable (environ 150 euros) contre près de 450 pour des duvets naturels.
Veillez à choisir un sac correspondant à votre morphologie, un sac trop large conservera mal la chaleur, il est d’ailleurs important de souligner que cela n’est pas utile de multiplier les épaisseurs de vêtements à l’intérieur du sac car vous perdrez aussi l’effet isolant de l’air.

Autre élément important, l’encombrement dans le sac à dos : vous trouverez aujourd’hui des sacs « ultralight » dont les performances sont bonnes mais qui ne dépassent pas 1kg, encore une fois tout dépend de l’usage que vous en ferez.
Vous pouvez aussi coupler votre sac de couchage à un sursac en gore-tex qui vous isolera très bien de l’humidité du sol, mais qui sera inutile pour des nuits en tentes ou en refuges.

Pour conclure, le nombre de modèles présent sur le marché vous permettra de parfaitement trouver votre bonheur à condition de respecter ces quelques conseils, et de choisir judicieusement.sac couchage survie

Par Damien Lecouvey (accompagnateur d’expéditions internationales)
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Test de la hachette gerber Bear Grylls

hachette survie

 

Le test de la hachette Gerber « Bear Grylls Hatchet »

N’ayant jamais essayé de matériel de série Bear Grylls par Gerber, je dois dire que j’ai été très agréablement surpris.
Récemment testée lors de la vidéo sur le hamac en rondins, cette hachette à en effet plusieurs avantages:
-Elle est compacte (24cm), ce qui la rend légère et peu encombrante dans un sac à dos ou même portée à la ceinture grâce à son étui en tissu.
-Elle a une ergonomie très satisfaisante et ne glisse pas dans la main ce qui la rend précise.
-Elle est robuste (acier+carbone).
-Elle est efficace sur les petites branches à couper, ou pour tailler des bouts de bois en pointe par exemple, et c’est là la première fonction de ce type de matériel..
Il nous restera à voir sur le long terme mais pour un premier essai, cette hachette est approuvée par Time On target.
Par Damien Lecouvey (formateur survie)
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