Rémi Camus, moniteur chez Time on Target, intervient dans des collèges. Février 2018

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Stage de survie de Niveau 2 des 2-3-4 Février

Survivre à 3 jours en forêt en plein hiver avec comme seul matériel 1 tasse et un couteau, tel est le pari de notre stage de niveau 2.

Lors de ce stage encadré par Eléonore, Damien et Rémi, 9 courageux stagiaires sont venus mettre en pratique les techniques abordées au niveau 1, mais cette fois ci sans équipement! Le but c’est d’apprendre à s’adapter en utilisant les ressources naturelles pour créer des alternatives au matériel, et de s’alimenter et s’hydrater en autonomie totale… pas évident en début février.

matériel de survie équipement stage niveau 2, tasse et couteau de survie préparation expédition

Après une marche de nuit soutenue mettant en évidence toutes les difficultés de l’orientation nocturne nécessaire à certains biotopes, nous sommes arrivés à notre première zone de bivouac. La nuit fut brève compte tenu de la neige tombant par intermittence et des conditions très fraiches… dormir sans duvet et sans tarp ne s’improvise pas.

stage survie niveau 2 avancé préparation tour du monde préparer randonnée hiver survivre neige devenir moniteur de survie

La deuxième journée fut l’occasion de nous réapprovisionner en eau, de trouver le peu de nourriture disponible à cette saison, et de revoir les techniques déjà abordées en niveau 1: se protéger du froid, les premiers secours sans matériel, filtrer de l’eau, démarrer un feu, retrouver le nord sans boussole, fabrication de certains pièges…

franchissement escalade survie fabrication échelle de corde BPJEPS stagiaire retex stage survie
Les magnifiques falaises calcaires furent l’occasion pour tous de s’essayer à quelques techniques de franchissement en mode « dégradé » , assuré par Damien: fabrication d’une échelle de corde, tyrolienne de franchissement pour traverser un cours d’eau, rappel des noeuds les plus utilisés en franchissement.

damien lecouvey franchissement échelle de corde stage de survie avec stagiaire sécurité assuré

La journée avançant nous préparons tous notre camps: par trinôme, fabrication de réflecteur et matelas de mousse, avec un bon feu à l’intérieur. La fatigue et la faim se font ressentir. La soirée sera l’occasion de débats culinaires (quand on a faim…), de deal de chatons (… de noisetier!), de partage d’expérience et de récits d’aventures. La nuit sera froide: -5°C, neige et pluie en alternance, les feux sont entretenus toute la nuit dans les abris de groupe.

abri de groupe survie bushcraft sans matériel survivre avec un couteau dépassement de soi

La dernière journée sera l’occasion d’aborder les derniers modules avant un débrief autour d’un buffet improvisé bien mérité.

démarrer un feu au firesteel conditions de survie démarrer feu sans matériel sous la pluie

Pari tenu pour nos 9 stagiaires qui ont survécu avec un mental d’acier et une bonne humeur à toute épreuve!! Un réel plaisir de partager ces quelques jours en votre compagnie. Vous pouvez être fiers de vous, parce qu’avec 40km dans les jambes, du dénivelé, très peu à manger, des températures difficiles et des nuits courtes, vous avez gardé le moral et l’envie jusqu’au bout, alors un très grand BRAVO à tous!

eleonore wild rémi camu aventurier premiers secours modules survie donner cours survie milieu éloigné

Et comme ceux qui en parlent le mieux ce sont les principaux intéressés, voilà quelques extraits de leurs avis:

Sylvain:
« Voilà ce que j’ai dis à mes élèves aujourd’hui :
J’ai eu ce week-end, l’immense honneur de rencontrer des aventuriers, des Hommes, (dont Eléonore fait parti bien sûr, j’ai mis une majuscule) exceptionnels, abordables, simples et plein d’humour. Experts dans leur domaine. Et remarquable par les valeurs qu’ils transmettent.
Ps : Vous faites parti des gens que l’on nomme des « Mentors », inspirants motivants et avec qui l’on voudrait passer tout son temps. J’ai passé un week-end inoubliable, de solidarité, de partage, d’entraide, de tolérance, d’apprentissage.
Je n’ai qu’un seul regret, c’est que ce n’ait duré qu’un week-end.  Merci. »

Matthias P.:
« enchanté par l’expérience du stage de niveau 1 je n’ai pas hésité dès l’annonce du stage de niveau 2, surtout en pleine période hivernale ! J’ai pu mesurer ma résistance mentale et physique face aux nuits glacées sans duvet, ni tente et sans nourriture. Mais encore une fois, les conseils et techniques de l’équipe (comme la construction de réflecteurs de chaleur) permettent de gérer au mieux les conditions. Je me sens désormais prêt à partir seul à l’aventure ! »
Matthias B:
« Un super week-end à refaire, les formateurs sont au top, très humbles et très pédagogues, se sont vraiment des personnes passionnantes qui ont un vécu impressionnant et qui vous apprendrons plus encore que ce que vous pouvez espérer, je recommande vivement time on target pour de supers moments, même si se n’est pas facile du tout on ne regrette pas au final !! Des personnes en or qui méritent d’être connus !!! Merci à tous sincèrement »
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Stage de survie N1: Le matériel à prévoir

Vous allez participer à un stage de survie de Niveau 1 avec Time on Target et vous vous demandez quel est le matériel à prévoir : cet article est fait pour vous !

Rappelez vous que vous allez passer un week-end en pleine nature, quelles que soient les conditions météo, et que votre équipement est susceptible d’être sali, mouillé, éventuellement abimé : si vous avez peur de l’utiliser, laissez le à la maison. A ce sujet, j’ai un bon ami qui me disait toujours : « si tu as peur de l’abimer, c’est que tu l’as payé trop cher ! »

Il y a donc du matériel obligatoire, nécessaire à votre sécurité, ou individuel pour des raisons d’hygiène, sur lequel nous ne dérogerons pas, et du matériel facultatif.
Le matériel facultatif est celui que vous utiliserez lors des ateliers : nous le mettons à disposition si besoin. Si vous ne l’avez pas et que vous n’être pas certains de vous en resservir, il n’est pas nécessaire d’investir. Dans ce cas, il vaut mieux utiliser l’équipement qu’on vous prêtera, et si celui-ci vous convient vous pourrez toujours l’acheter en rentrant chez vous après le stage.
Si vous avez le matériel « facultatif » chez vous, apportez le, il est toujours plus agréable et plus formateur de travailler avec son propre matériel.
Si vous avez l’habitude d’utiliser du matériel qui n’est pas sur la liste, apportez-le. Lors de la vérification au début du stage nous vous dirons s’il peut vous accompagner ou s’il doit rester aux voitures, mais c’est généralement très pédagogique de mettre en pratique avec son matériel habituel des techniques parfois nouvelles.


Matériel obligatoire :

  • Sac à dos.
  • Effets chauds et de pluie.
  • Chaussures adaptées à la randonnée (ou baskets type Trails).
  • Sac de couchage
  • Tasse métallique pour chauffer l’eau

 

Matériel conseillé :

  •  Fourchette
  • Couteau à lame fixe
  • Bâche ou tarp
  • Boussole
  • Lampe frontale ou de quoi vous éclairer à la tombée de la nuit
  • Un firesteel
  • De l’eau pour le week-end (minimum 1,5L)

 

En pratique, si vous avez besoin qu’on vous mette à disposition du matériel, il est inutile de le préciser au préalable. Le matin du stage, nous commençons par vérifier ensemble l’équipement de chacun, et nous complétons si besoin avec le matériel de prêt, voir éventuellement nous pouvons vous inviter à laisser du matériel inutile aux voitures.
Pensez également à prévoir un peu de place libre dans votre sac à dos car nous allons vous rajouter du matériel pédagogique et du matériel commun au groupe

Tenue à prévoir pour stage de survie, bushcraft, équipement survie

  1. Le sac à dos

Il vous faut un sac à dos de randonnée confortable, adapté à votre morphologie et d’un volume suffisant pour passer un week-end dans la nature : 40L est un bon début, 50L l’hiver à cause du sac de couchage plus conséquent.

Il existe un sac à dos entrée de gamme chez décathlon à 15€:  Il n’offre aucun maintien au niveau du dos, mais il propose le volume nécessaire. Pour 2 jours ça passe, mais il ne faudra pas lui en demander beaucoup plus et il risque de devenir inconfortable s’il est chargé en poids.
Objectivement, si ça vous est possible, je pense qu’il vaut mieux se faire prêter un bon sac par un ami que vous troquerez contre un verre.

Un bon sac de randonnée coute assez cher, minimum 100€ même d’occasion, et les prix s’envolent, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de vendeurs spécialisés.

 

  1. Vos effets chauds et de pluie

Pour le faire en version rapide : une tenue de randonnée confortable et adapté à la saison. Vous avez surement entendu parler du système 3 couches, sinon je vous laisse google-izer la question.
Les fibres naturelles (coton, laine) craignent moins le feu que les fibres synthétiques et vous passerez la soirée au feu de camp. Même en plein été, un bonnet pour le soir et une polaire ou un pull restent vos alliés, une veste chaude l’hiver. Durant la journée et la soirée vous aurez des phases statiques, il est donc important que vous ayez des vêtements chauds par temps frais. Pensez également à une paire de gants qui peut préserver votre motricité fine par temps froid.

Pour la pluie, vous avez plusieurs options :

  • un poncho de bonne qualité : économique, efficace, et surtout de multiples autres utilisations (en surplus militaire par exemple)
  • un raincut (une veste imperméable type K-way) : économique, efficace, léger
  • une veste imper-respirant (type goretex / novadry) : cher, fragile (craint l’exposition à la fumée).

 

  1. Des chaussures

De randonnée ou de trail, montantes ou non, il faut qu’elles soient confortables et adaptées à la marche en terrain varié. Certains terrains sont boueux, vallonnés, l’important c’est que vous soyez bien dans vos baskets !

 

  1. Un sac de couchage

Un article lui est consacré : par ici
Duvet ou synthétique, le plus important est de vous référer impérativement à la « température de confort » (la plus élevée) qui doit correspondre aux températures attendues la nuit.

 

  1. Une tasse métallique

tasse titane aluminium inox matériel de survie

Vous découvrirez qu’une boisson chaude peut vous sauver la vie ! Il vous faudra une tasse qui pourra aller sur le feu. Privilégiez une tasse avec une poignée pour la sortir du feu (avec un morceau de bois ou un foulard en coton pour ne pas vous bruler).

Pour la tasse, vous avez 3 choix principaux :

  • Aluminium : économique (3€ chez décathlon), léger, fragile (se cabosse vite), bon conducteur thermique (en clair, tant que le liquide est chaud, la tasse reste brulante, et il est difficile de boire dedans sans vous bruler), impact négatif au niveau de la santé.
  • Inox : relativement économique, relativement solide, reste chaud moins longtemps que l’aluminium, lourd.
  • Titane : léger, résistant, onéreux (35€ environ le mug avec couvercle), pas d’impact sur la santé, mauvais conducteur thermique (= je peux boire à la tasse du liquide chaud sans me bruler).

 

  1. Une fourchette (facultatif)

spork fourchette matériel survie camping

Pour manger vos rations, prévoyez une fourchette (plus pratique que la pseudo cuillère en plastique fournie et plus hygiénique que vos doigts)

Plusieurs alternatives possibles :

  • la fourchette en inox de la cuisine, ça fonctionne très bien.
  • La spork en plastique : pas cher (moins de 2€), mais en plastique sur un plat en train de chauffer ça peut fondre.
  • Une spork ou une cuillère en titane

 

  1. Un couteau à lame fixe (facultatif)

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Le couteau est un sujet complexe qui mérite un article à lui seul.
Prenez un couteau à lame fixe (un couteau pliant type opinel ne convient pas pour ce qu’on va en faire), d’une dizaine de centimètres de lame, avec un étui pour le ranger de façon sécurisée. Nous vous en mettrons à disposition si besoin.

Quelques exemples :

  • Un mora companion : économique (+/- 13€), relativement solide, efficace, facile à affuter, l’étui n’est pas optimal par contre mais il remplit son rôle de protection
  • Un couteau type ESEE 4 : industriel mais garanti à vie, full tang (soie intégrale en français, la lame traverse intégralement le manche ce qui lui garanti une bonne résistance au batonnage), un peu cher pour de l’industriel (env. 150€), étui bien conçu
  • Le wildsteer kodiak : fabriqué par un artisan français, c’est notre chouchou. Nous en proposons de temps en temps à la vente personnalisés avec notre logo. Le cout est celui d’un très bon couteau (200€). L’étui est efficace.
  1. Bâche ou TARP (facultatif)

Tarp survieUne bâche d’environ 3x3m ou un tarp. Décathlon propose un TARP qui, une fois débarrassé de ses piquets inutiles, est à la fois économique (25€) et efficace. Si vous utilisez une bâche, pensez à la ficelle qui va avec (ou aux tendeurs).
Dans les magasins outdoor vous avez de très bons tarp à tous les prix qui vous permettent de cibler vos besoins : plus de points d’accroche, une plus grande surface, plus léger…

  1. Une boussole (facultatif)

boussole compass équipement survie bushcraft école de survie stage surviePrenez une boussole à plaquette et vérifiez l’absence de bulles d’air dans le cadran

  1. De quoi vous éclairer la nuit (facultatif)

L’idéal reste la lampe frontale, pensez à prendre des piles neuves (ou à la recharger en cas de lampe usb rechargeable).
Une lampe torche peut tout de même convenir même si c’est nettement moins pratique.

  1. Un firesteel (facultatif)

Prenez un vrai firesteel de marque, par exemple « light my fire » ou « gerber ». Vous verrez que les firesteel bas de gamme « made in china » sont généralement totalement inefficaces. Si vous avez un bloc de magnésium, vous pouvez également l’apporter.

  1. De l’eau

Prévoyez 1,5L d’eau potable pour les 24h de stage.

Plusieurs options :

  • Une bouteille d’eau minérale, économique, léger, facile à trouver
  • Une nalgène : inodore, résistant, zéro déchet.
  • Une poche d’hydratation (type camelback) : pratique pour boire en marchant, difficile à nettoyer.

Pour conclure, il y a assez peu de matériel à prévoir pour nos stages. L’important, c’est comme chez Ronald « venez comme vous êtes » (sous entendu « habituellement en sorties nature »), prenez votre matériel, prévoyez un équipement confortable, adapté à la saison.
Nous mettons au début du stage tout le matériel de la liste « facultatif » à votre disposition et nous vérifierons ensemble le matériel que vous avez avec vous.
Et parce que ça fait aussi parti de notre travail, nous répondrons avec plaisir à vos questions si cet article n’y répond pas.

Par Eléonore

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Test: Matelas gonflable sea to summit X-light Insulated

Review matelas gonflable sea to summit X-light Insulated X-Small
Une isolation au sol parfaite… le confort en plus!

Motif d’achat :
Tout d’abord, pourquoi j’ai voulu ce matelas de sol ?
L’année dernière, je me suis aperçue que lorsque les températures descendaient à -10°C ou en dessous, mon sac de couchage (confort -10) devenait trop juste (sans dec !).
Très rapidement j’en suis arrivée à la conclusion que ce n’était pas uniquement le sac de couchage qui atteignait ses limites (avec un sac à viande thermolite et éventuellement ma couverture de survie lourde par dessus ça permet de gagner un peu en température) mais surtout mon isolation par rapport au sol gelé qui n’était plus suffisante. Je ressentais clairement le froid par conduction du sol malgré mon thermarest Z-lite, dont l’isolation est très satisfaisante sur du 3 saisons.
Il ne me fallait donc pas gagner de la chaleur, mais limiter la perte!
J’ai alors voulu doubler l’isolant de sol, mais avec un matériel plus léger, plus compact qu’un mousse, et le gonflable est vite arrivé dans mes choix de prédilection grâce au gain de confort supplémentaire, tant qu’à faire.
Lucas de chez Azimut Nature m’a vite conforté dans ce choix et guidé vers ce modèle là.
Comme il s’agit d’un matelas que je destinais à utiliser en doublon, j’ai pris le format XS qui suffisait à isoler la zone critique en terme d’échanges thermiques : tronc cou tête.

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Je voulais un bon ratio poids / isolation donc j’ai choisi le X-light insulated mais Sea to Summit décline une gamme du plus léger au plus lourd: Xlight / Xlight insulated / Comfort light / comfort light insulated / Comfort plus / comfort plus insulated, et à chaque fois dans une gamme de taille du XS au L.

Conditions du test :
J’ai maintenant ce matelas depuis environ 1 an, il me suit sur mes sorties, généralement de 2 jours à 1 semaine: stages de survie, trek, randonnées un peu plus familiales. Je l’ai testé à 50% au sol (en doublon de mon thermarest ou parfois seul) et à 50% dans mon hamac (seul), un peu partout en France, sur des températures de -10°C à 5°C.
Alexy, 7 ans, a également passé deux nuits dessus, une au sol et une en hamac sous tarp par environ 0°C. Au sol il a tout bouffé: sable, pierre, épines de résineux (le matelas, pas Alexy…).

Déballage :
Etape N°1 du test : la réception du produit.
Noyé dans une grosse commande groupée chez Azimut, le voilà ! Très petit, compact, je ne m’attendais pas à si compact (Emballé 23 x 8,5 cm), léger , 349 grammes contrôlé à la maison, dans sa housse de transport et avec un kit de réparation.
La dimension du matelas est de 128 x 55 x 5 cm .
La version insulated permet de gagner un peu en chaleur grâce au réflecteur interne (on le voit par transparence à la lumière d’ailleurs) et a un R-Value donné pour 3.3.

review sea to summit x light insulated x small survie
Encombrement réduit… en comparaison avec ma nalgene juste à côté

 

Je vous ai pas dit, au départ j’ai un gros à priori sur les matelas gonflables à cause du risque de crevaison, et me retrouver à dormir à même le sol à cause d’une avarie matérielle ça me casserait les pieds. J’ai révisé mon jugement partiellement. Le revêtement en nylon 40D rip-stop donne confiance et semble assez résistant.
Je le sors : surprise, il est bien plus grand que je ne l’imaginais. Pour mon 1m60 je dors en quasi totalité dessus (il reste 30cm de pieds quoi, et comme je dors en chien de fusil, je tient complètement dessus…). Très bon point pour les petits formats comme moi, il pourrait se suffire à lui seul. Mes enfants ont d’ailleurs immédiatement saisi l’intérêt et pour des enfants ou ado de moins d’1m60 ça fait un matelas confortable, hyper compact et léger à transporter, quand c’est un adulte qui doit porter le matériel des enfants ça compte d’autant plus, c’est la maman-mulet qui vous parle là.

Second à priori : ça doit être super chiant à gonfler… En pratique pas du tout !
La valve est super bien conçue, et à la bouche il y en a pour 2 minutes maxi sans s’essouffler. Tant mieux pas besoin de pompe ou d’accessoire supplémentaire !
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Dernier à priori, également vite balayé : ça va être super galère à ranger… En fait là encore la valve à clapet antiretour facilitant le gonflage s’ouvre totalement pour faciliter le dégonflage. Il suffit ensuite de le plier en 3 dans la longueur et de le rouler en comprimant bien pour que tout l’air s ‘échappe (sisi tout l’air ! Il ne reste rien! J’ai de mauvais souvenir d’un vieil autogonflant de chez D4 qui restait plein d’air et donc plein de volume, l’enfer à ranger). Et pour parfaire le tout la housse est un petit peu plus large donc même avec les doigts engourdis et la tête dans le pâté au réveil il reste facile à ranger.

Pour la qualité de l’isolation, SeaToSummit a utilisé 2 technologies « Exkin® Platinum » une couche réfléchissante pour renvoyer les radiations émises par mon petit corps et pour les modèles insulated les cellules sont garnis de Thermolite® pour assurer encore plus de chaleur en évitant les déperditions thermiques, si on ajoute à ça les 5cm d’air immobile emprisonné on obtient un isolant vraiment efficace.
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Retour d’utilisation:

D’abord dans le hamac : il est absolument parfait ! Zéro reproche je l’ai adopté sans aucune réserve en complément de mon DD hammock Ultralight.
Comme on est bien calé dans le hamac (avec un angle de 30° pour être bien à plat, je vous apprends rien… et si vous ne le saviez pas je vous conseille une merveilleuse et ludique lecture à ce sujet : the ultimate hang), il ne glisse absolument pas, est peu bruyant et l’isolation est très efficace. J’ai passé des nuits au top.
Si jamais un jour il venait à crever, dans le hamac les conséquences sont moins dramatiques, du coup maintenant hamac + sea to summit X light insulated, c’est tout et je gagne VRAIMENT en volume par rapport au thermarest Zlite qui reste au chaud à la maison. Ça c’est une première révolution pour moi, je n’aurais pas imaginé un jour laisser mon matelas mousse low tech à la maison, ceux qui m’ont croisé avec mon sac à dos menhir savent ce que je veux dire.

hamac dd hammock sea to summit ultra light insulated survie
On aperçoit le matelas: vous pouvez me croire sur parole, on dort trop bien et le réveil est juste parfait!

 

Ensuite au sol : Efficacité en terme d’isolation rien à dire, il colle parfaitement au cahier des charges. A tel point que j’ai hâte de le tester en vrai grand froid par des températures très très négatives ! (regardez du côté de nos stages Niveau 3 à l’étranger… il parait qu’on part bientôt au nord du cercle polaire)
Côté confort, là encore j’ai été agréablement surprise. Il faut dire que je ne m’étais jamais plainte de mon Z-lite, alors rajouter une couche de confort dessus, c’est limite trop luxueux. Comme dirait un de mes potes, c’est un coup à s’embourgeoiser ça!
Petit bémol au sol : il glisse un peu. Sur un sol légèrement en pente, on fait la chenille une partie de la nuit. Plus qu’avec le Z-lite qui retient légèrement avec sa surface « gaufrier ».
Et quand on bouge, on se rend mieux compte de son deuxième inconvénient : il est bruyant. Moins que le thermarest gonflable, mais plus qu’un mousse. Avec sa couleur orange bien flash, on repassera pour le côté FOMEC* si c’est un critère de choix pour certains.
Dans mes conditions de test le doubler avec le mousse n’avait aucun intérêt, seul il assure aussi le taf.
Je reste réticente à laisser le mousse à la maison quand je dors au sol à cause du risque de crevaison. Il respire la solidité, mais ça reste une probabilité, et je ne sais pas si le kit réparation est efficace, alors dans le doute, pas de doute, surtout que l’isolant au sol reste une pièce maitresse de l’équipement. Peut être que je verrais la question sous un autre angle si je crève un jour.

sea to summit x light insulated review test thermarest stage survie
Utilisation au sol en doublage de mon thermarest par condition très froide (pas encore assez froide…)

Conclusion :
Le matelas gonflable Sea to summit X-light insulated Xsmall a non seulement largement répondu au cahier des charges que je m’étais fixée, mais il a dépassé mes attentes sur bien des points. Il m’accompagne maintenant régulièrement et surtout à la belle saison quand le hamac est de sortie !
Il me permet de rester sur un sac de couchage dont la température de confort est un peu juste par rapport aux températures nocturnes attendues, et donc un gain de poids potentiel sur le sac de couchage, et je reste gagnante compte tenu de son faible poids / encombrement.
Le prix, même si c’est un investissement (2,5x le prix d’un mousse), reste raisonnable pour un matelas gonflable de cette qualité (<100€).

Inconvénients :
• FOMEC : surtout bruit
• Glisse
• Risque de crevaison ? (je suis pointilleuse parce que pour le moment zéro soucis)

Avantages :
• Poids 349 grammes, même un MUL pourrait s’en satisfaire
• Encombrement minimaliste
• Isolation R-Value = 3.3
• Confort
• Facile à gonfler, même à la bouche
• Facile à dégonfler (valve très bien conçue)
• Facile à ranger (housse un peu plus large)

Un énorme merci à Azimut-Nature pour la qualité du conseil, du service, la rapidité de la livraison (et surtout la commande spéciale!)

Par Eléonore

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Réflexion sur l’aventure

Réflexion sur  l’aventure en 2016… Par Damien Lecouvey

 

Par définition, l’aventure rassemble les activités pouvant comporter un risque. Généralement associée à l’exploration, aux sports extrêmes ou encore à la notion d’exploit, elle a su évoluer avec son temps. Mais mon aventure, l’aventure vue par soi même n’est pas celle vue du monde extérieur.

Aujourd’hui, seuls quelques grands noms de l’aventure sont connus du grand public à l’image de Mike Horn. Si les aventuriers ont marqué l’histoire, du temps des croisades de Jacques De Molay jusqu’à l’exploration des terres inconnues de Christophe Colomb, ils ont fasciné des générations de lecteurs, de spectateurs : le cinéma et son célèbre Indiana Jones a suscité bien des vocations d’aventuriers anonymes mais bien réels, d’une dimension vraiment humaine.

Le monde extérieur associe l’aventure à la recherche de performances extrêmes : en cas de réussite, on parlera d’exploit ; en cas d’accident, le terme folie reviendra le plus souvent. Si un alpiniste tente l’ascension d’un sommet comme le K2 dans l’Himalaya, les statistiques font froid dans le dos et avec elles le cliché  de cet exploit-folie : 1mort sur 4. L’aventurier lui-même vous dira plutôt que la folie est le fait de ne rien tenter, de visualiser ses rêves sans jamais essayer de les réaliser. L’alpiniste ne peut se satisfaire de voir au loin un sommet, il tentera l’ascension mais a contrario aucun ne se lancera dans une péripétie pour mourir. Au contraire, cela l’aidera juste à se sentir vivant.

D’autres verront l’aventure comme une ouverture au monde extérieur, partir à la découverte de cultures différentes, ou d’animaux méconnus.

Nul besoin d’aller gravir un sommet à 8000m sans oxygène pour réveiller un telle envie. Chaque personne a un aventurier qui sommeille en lui. Nul exploit n’est requis. Seuls votre objectif, votre niveau technique et physique et vos désirs conditionneront votre aventure. Depuis la randonnée que l’on pense interminable, jusqu’à la traversée du désert, chacun pourra trouver dans la richesse de notre monde, une aventure a son goût.

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Stages de survie-Expéditions internationales-Team Building