Sac de couchage: synthétique ou duvet naturel?

Le choix d’un sac de couchage :

 Le choix n’est pas toujours évident et vu l’investissement, il vaut mieux faire le bon choix.

Pour l’achat d’un sac de couchage il faudra tout d’abord vous poser les questions suivantes concernant son utilisation:
Où ? quand ? par quelles températures ? dans quelles conditions ? à quelles fréquences ? dans quel budget ?

On n’abordera pas de la même façon le choix d’un sac de couchage que l’on utilisera au camping en plein été, que celui qui servira à dormir en montagne à la belle étoile…

Quelle température?

Vous allez trouver 3 températures indicatives sur votre sac de couchage. Il doit répondre impérativement à la norme EN 13537, sinon les températures sont données à titre indicatif par le fabriquant et peuvent être à son avantage.

Cette norme s’effectue en laboratoire agréé.
Le sac de couchage est placé sur un matelas isolant dans lequel on installe un mannequin habillé de vêtements techniques sur le corps et la tête (chaussettes et masque de visage) et muni de capteurs, dans une zone à l’abri du vent (inférieure à 1,8km/h), avec un taux d’humidité de 40 à 80%.

Le test est réalisé 3x, le résultat est la moyenne des 3 mesures.

On obtient les températures suivantes:
-La t° confort : Température à laquelle une femme dort sur le dos, en position relachée sans sensation de froid.
-La t° limite confort : Température à laquelle un homme dormira en position foetale en frissonnant.
-La t° extrême : Température à partir de laquelle votre vie peut être en danger
– Parfois, on voit des « températures maximales »: c’est la température au delà de laquelle un homme transpirera et aura trop chaud.

J’utilise principalement un sac été (confort 5°C) et un sac hiver (confort -12°C). J’ai d’autres sacs pour des utilisations spécifiques (montagne, froid extrème…).

Pour qu’il ait toute son efficacité, sortez votre sac quelques heures avant de vous coucher pour qu’il reprenne tout son gonflant.

Quel matériaux?

Vous entendrez souvent, que le duvet naturel sera le plus adapté à des températures très froides, cependant il a aussi de réels inconvénients:
-le duvet naturel est très délicat à entretenir (lavage, séchage etc.)
-une fois mouillé il sera long à sécher, et cela est vraiment problématique
-il supporte mal la compression, il doit impérativement être stocké décompressé
-il est très cher
– il craint l’humidité (perd dramatiquement de son efficacité si prend l’humidité)

De nos jours, certains fabricants proposent des sacs de couchage en matière synthétique que l’on peut utiliser en t° froides et qui donnent un résultat très satisfaisants (the north face, wilsa par exemple), avec un tarif bien plus abordable (environ 150 euros) contre près de 450 pour des duvets naturels. Ils ont surtout tendance a être plus lourds et plus volumineux à température égale.

Si vous optez pour la plume, recommandée surtout en montagne par grand froid sac, vous pouvez la choisir en vous référant au « Cuin ». Son pouvoir gonflant est exprimé en Cuin (cube per inch). Il existe 2 échelles de mesure du Cuin : le Cuin US et le Cuin européen, plus sévère. Par exemple 700 Cuin US équivalent à 600 Cuin EU. Un bon duvet comprend 80% de plumes pour 20% de plumettes (exprimées par le ratio 80/20) et un Cuin EU à partir de 650/700.
Le grammage vous donne également le volume de plume placé à l’intérieur de votre sac de couchage.
Surveillez l’origine des plumes, pour des raisons éthiques, veillez à ce qu’elles soient prélevées sur des canards morts (dont la viande est utilisée).

Quelle forme?

Veillez à choisir un sac correspondant à votre morphologie, un sac trop large conservera mal la chaleur, il est d’ailleurs important de souligner que cela n’est pas utile de multiplier les épaisseurs de vêtements à l’intérieur du sac car vous perdrez aussi l’effet isolant de l’air en comprimant le sac de l’intérieur.

Généralement, les sacs techniques ont une forme sarcophage, sont disponibles en plusieurs tailles pour éviter le volume perdu aux pieds, disposent d’une capuche bien hermétique et d’une collerette qui augmente l’isolation du corps.

Autre élément important, l’encombrement dans le sac à dos : vous trouverez aujourd’hui des sacs « ultralight » dont les performances sont bonnes mais qui ne dépassent pas 1kg, encore une fois tout dépend de l’usage que vous en ferez.
Vous pouvez aussi coupler votre sac de couchage à un sursac en gore-tex qui vous isolera très bien de l’humidité du sol, mais qui sera inutile pour des nuits en tentes ou en refuges, en plus d’être très lourd et encombrant.

Un sac à viande n’améliore pas vraiment les capacités thermiques de votre sac, mais a l’avantage de le garder propre et d’éviter de le laver à chaque fois. Le lavage casse les fibres (y compris pour du synthétique) et au fur et à mesure des lavages et des compressions/décompressions votre sac de couchage perd de son efficacité.

 

Pour conclure, le nombre de modèles présent sur le marché vous permettra de parfaitement trouver votre bonheur à condition de respecter ces quelques conseils, et de choisir judicieusement.
Pour de la survie / bushcraft en France, le synthétique reste une valeur sure à un prix plus abordable.sac couchage survie

Par Damien Lecouvey (accompagnateur d’expéditions internationales)
Mise à jour par Eléonore Lluna le 27/12/18
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